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 Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]

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Gabrielle Queensbury
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MessageSujet: Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]   Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv] Icon_minitimeMer 23 Juil - 19:24

Nuit sombre, nuit morte.

La fin de la journée était marquée par le début d’une noirceur dans le ciel. Une légère braise soufflait dans les feuillages des arbres du jardin. Une silhouette affalée contre un arbre, visiblement occupée à lire. Calme et douceur. Gabrielle feuilletait les pages de son bouquin, elle lut à voix basse : « Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs. De Chaos naquirent l'Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l'Éther et le Jour naquirent, fruits des amours avec l'Érèbe. À son tour, Gaïa engendra d'abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l'aide d'Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s'agitent. » Hésiode avait une bien belle vision…

La jeune femme déposa le livre sur l’herbe tout en observant le ciel. Fluide étaient les nuages, sombre était le céleste. Une pluie prévue peut-être. Qu’importe. Gabrielle avait passé la journée à lire sous un soleil brûlant dans les jardins. Ces lieux en question étaient ceux de sa famille. Un court métrage : Une grande demeure anglaise, on pouvait tout de suite deviner qu’il ne s’agissait pas d’une simple maison. Par l’architecture, la verdures et les arbres l’entourant. Elle était riche. Un petit chemin serpentait de la maison, passant par des zones d’herbes pour se retrouver en ville. L’aspect de la demeure quand à elle était assez sombre, en vieille pierre grisâtre et au toit presque noir. Ne vous éprenez pas, la maison n’a rien d’effrayant. Plutôt agréable même.
Gabrielle se redressa tout en se dirigeant vers les écuries situées un peu plus loin à l’écart des jardins. Le livre à la main, elle se demandait ce qu’aurait été sa vie de vivante, si elle avait été de la Grèce Antique. Les philosophes et tout ce qui concernait les dieux. Cela remonte à bien trop loin. Passons. Le Schéol reste le Schéol. L’endroit des morts …

Une rangé d’une vingtaine de box se dressa, quelques bêtes curieuses sortaient leur tête pour voir ce qui se tramait à l’extérieur. Gabrielle s’approcha de la dernière, une fois à bonne hauteur, ses yeux cherchèrent l’étalon. Le sabot frappant furieusement le sol, mécontent d’être ainsi déranger. Une fois que le regard de l’animal croisa celui de la jeune fille. Le calme était revenu. Gabrielle ouvrit la porte du box en y entrant. Faisant le tour de l’étalon, elle frôla du bout des doigts la croupe tout en longeant les flans pour s’arrêter devant la tête. Ses mains traînant sur le front de l’animal.

Il ne faisait pas encore très sombre, si bien que Gabrielle décida de seller la monture de son père. Une fois le licou et la selle en place, elle conduit le cheval en dehors de son box. Mis le pied à l’étrier, et donna un léger coup dans les flans pour le faire avancer. Ne sachant pas vraiment où aller, l’étalon se contentait d’avancer à travers les chemins. La jeune femme quand à elle, perdue dans ses pensées ne faisait que regarder le ciel devenir de plus en plus sombre. La monture stoppa son pas, les oreilles pointés vers l’avant, il commença à frapper sur le sol. Ce qui ramena l’Ame sur terre, devant elle se formait l’embarcadère. Un fleuve calme pour tout dire sur lequel s’élevait des pontons en bois. C’était sûrement la barque de Charon qui perturbait ainsi la bête. La demoiselle mit enfin pied à terre en attachant les rênes à un poteau.

Il faisait relativement brumeux. Les rares silhouettes se dessinant n’étaient qu’à peine visible. Un peu de solitude gratuite, Gabrielle se débarrassa de ses chaussures en les posant près de l’étalon. Avançant sur le ponton à pied nu. Seul le bruit de l’eau se faisait entendre, Charon devait être occupé avec ses « clients ». Une fois arrivé au bout, elle remonta son jeans jusqu’aux genoux en s’asseyant sur le rebord, les pieds battant légèrement dans l’eau. Froide, si pas glacée. Elle scruta l’horizon, seules les ombres dansaient dans la brume.

Des pas se firent entendre … Gabrielle n’en fit rien. Viendra ce qu’il viendra.

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MessageSujet: Re: Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]   Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv] Icon_minitimeMer 13 Aoû - 12:53

Les pas s’approchèrent, pesants dans le silence de la nuit tombante. Les souliers claquaient régulièrement contre le ponton aux planches plus ou moins vermoulues. Ils s’arrêtèrent non loin de la jeune fille. L’homme qui détenait ces chaussures s’était maintenant appuyé contre un des poteaux du ponton millénaire. Il attendit quelques minutes, puis fit demi-tour sans ajouter un seul mot. Les pas s’éloignèrent comme ils étaient venus et le silence à nouveau se fit entendre.

Pour quelque observateur omniscient, il lui aurait pu sembler que tout en cette soirée tombait : la nuit, le silence et autre chose. Cette chose était tombée mais quelques longues minutes plus tôt alors que même Gabrielle n’avait pas encore laissé tomber sa lecture. Le doux clapotis de l’eau s’écrasant doucement contre les poteaux au gré du fort courant de l’endroit se mua en un gros bruit pataud. L’on sentit le bois trembler comme s’il venait de subir un choc. L’hypothèse se confirma bien vite au « Aïe ! » à moitié noyé et essoufflé qui se fit entendre alors. L’on entendit ensuite des ongles accrocher le bois, puis une respiration rapide et sifflante. L’eau se calmait à nouveau mais le bruit n’était plus celui de l’eau s’écrasant contre du bois mais contre de la chair.

Ashmay posait sa joue contre le bois qu’il tenait entre ses bras. Il y était agrippé de toutes ses forces, ou plutôt de toutes celles qui lui restaient. Il ferma les yeux un instant, cherchant un instant de repos depuis le début de cette épisode de galère. Etre statique lui faisait du bien pour le moment, son esprit ne pensait plus à rien et seul son corps un peu fatigué ressentait la fraîcheur de l’eau. Un frisson lui arracha d’ailleurs un tremblement qui manqua de lui faire lâcher sa prise. A contrecœur, il se força à abandonner cette douce et fragile quiétude et à regarder autour de lui. Il n’y voyait d’ailleurs pas grand-chose sauf les yeux brillants d’étranges animaux postés un peu plus loin à hauteur de l’eau. La lueur rouge des yeux et leurs silhouettes inquiétantes lui donnèrent l’envie soudaine de partir.

Il reporta son regard ailleurs essayant de chasser de son esprit ce qu’il avait vu. La technique de l’autruche était souvent nécessaire pour ce genre de situation. Las ! Tout autour de lui, les yeux et des couinements effrayants s’agglutinaient, l’empêchant toute issue dans ce secteur. Il n’avait pas remarqué qu’il se trouvait accroché à un ponton, l’obscurité l’en empêchait. Il décida donc d’abandonner la prise de bois et de continuer dans l’eau dans l’espoir d’en sortir un peu plus loin. Il s’éloigna alors qu’à peine un demi mètre plus loin, il sentit deux longues choses mouvantes descendre des airs jusque dans l’eau le cogner contre ses épaules et son cou.

Il confondit ces pieds avec une créature ténébreuse qui peuplait ses cauchemars et la peur lui fit pousser un hurlement de terreur. Il essaya de s’éloigner le plus vite qu’il pu, remuant l’eau avec de grandes éclaboussures dans un essai de nage maladroite. Il se cogna contre le bois visqueux recouvert d’algues et de moules, le prenant pour un second démon, il repartit dans l’autre sens, vers là où se trouvaient les pieds. Il jeta plus ou moins malencontreusement un coup d’œil dans la direction de la berge et s’aperçut que les énormes rats avaient plongés dans l’eau et se dirigeaient maintenant vers lui dans l’espoir d’un bon repas. Complètement paniqué, l’esclave agitait de plus en plus gauchement les bras et avalait de l’eau par grandes gorgées tout en appelant au secours quand il le pouvait.
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MessageSujet: Re: Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]   Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv] Icon_minitimeDim 17 Aoû - 20:32

Un « Splatch » se fit entendre un peu plutôt. Gabrielle n’en fit rien, pensant qu’il s’agissait d’un poisson ou d’une autre créature sans intérêt. Les pas qu’elle avaient entendus quelques minutes plutôt ne se faisaient plus entendre, peut-être n’était-ce que le vent. On ne pouvait jamais être sûr sur ce qu’on allait tomber à l’embarcadère. Les rares fois où elle était venue ici, elle n’avait observé que le maître des lieux passé sur sa barque avec ou sans de nouveaux clients. D’ailleurs, elle n’avait jamais vraiment observé son visage.

Les pieds battant toujours dans l’eau froide, les hennissements de l’étalon avait cessé une fois pour toute. La bête se contentait de brouter la maigre touffe d’herbe au pied du poteau. De son côté, la Libre était plongée dans ses pensées un peu mélangées. Créant en elle, une forme d’apaisement puisque ne savant pas ou se prendre la tête, elle regardait de loin, tous ses souvenirs, idées … De loin. Calme.

L’eau devint un peu plus agitée au goût de la jeune femme. Devant elle, nagea Ashmay, un esclave qu’elle avait rencontré deux fois en quelque temps. Un « plouf » un peu bruyant, venait de la berge non loin. Instinctivement, Gabrielle tourna la tête et vit plusieurs rongeurs de la taille d’un chat -si pas plus gros- s’enfoncer dans l’eau droit sur l’Ombre. Le tableau était très comique, si bien que l’Ame ne pu s’empêcher de rire jusqu’à avoir des larmes aux yeux. Qui croyait qu’elle rencontrerait Ashmay une nouvelle fois … Poursuivie par des rats. Toujours assise sur le rebord du pont en bois. Elle observait d’un œil amusé ce qu’il se passait devant elle. L’aider ou pas ? La jeune femme n’avait toujours pas digéré le fait que cet esclave lui ait craché à la figure. Grand bien lui face !

On ne voyait que la tête des rongeurs, ainsi qu’une partie de leur dos. Leurs yeux rouge sang n’évoquaient rien d’amical. L’Ombre battait des mains dans tous les sens, essayant peut-être d’attirer une quelconque attention. Le sourire aux lèvres, elle profita un petit moment de voir Ashmay en mauvaise posture. Jusqu’au moment où, elle se redresse, tournant ses talons. Il n’avait qu’à se débrouiller tout seul.

Frôlant à pied nu le bois du ponton, les cris de l’Ombre suppliaient une aide. Gabrielle s’arrêta en se retournant. Les rats nageant toujours dans la direction de Ashmay. L’Ame soupira, puis se résigna. Cet homme l’avait tout de même aidé à se débarrasser de ses sales bestioles la première fois. Les gros rongeurs se rapprochaient dangereusement de l’être. Ne réfléchissant plus vraiment, un énorme fauve était déjà entrain de courir jusqu’à atteindre le rebord pour ensuite prendre appuis sur ses pattes arrière et se jeter devant Ashmay en saisissant le premier rat trop proche dans sa gueule. Le rongeur se débattait furieusement. Obligeant le félin a refermé d’avantage la mâchoire. Sortant d’on ne sait où, un autre rat sauta sur le dos de Gabrielle en mordant l’une de ses pattes.

Rondement sonore, elle alla jusqu’à briser les os de la proie qu’elle tenait entre ses dents. Et donner un violent coup de pattes sur l’étranger sur elle. Blessé, le sang coula lentement en se mélangeant à l’eau.
Une fois débarrassé des rats, le félin saisit Ashmay par son habit en nageant vers le ponton le plus proche. Montant difficilement, le fauve laissa lourdement tombé l’Ombre sur le bois à présent humide. Celui-ci secoua frénétiquement son pelage pour se débarrasser de l’eau. Tout en abandonnant le garçon, Gabrielle se traîna deux mètres plus loin pour reprendre forme humaine. Toujours amusée, elle lança à l’adresse de celui-ci :

« Eh bien Ashmay, je ne pense pas que ce soit l’endroit idéale pour se baigner. »

Contrairement à l’Ombre, l’Ame était sec. Jetant un regard vers son bras, elle ne put s’empêcher de lâcher un : « Sale bestiole ». En voyant une entaille sur son poignet. Rien de grave bien entendu. Elle se retourna vers lui et l’observa. Avait-il quelque chose de différent depuis qu’il était devenu esclave d’une autre Ame …

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MessageSujet: Re: Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]   Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv] Icon_minitimeDim 24 Aoû - 13:21

Ashmay se demandait sérieusement comment s’en sortir. Il avait froid, faim, il était fatigué, il était mouillé et en plus, il faisait nuit. Sa compter bien évidemment la terreur qui lui cisaillait les tripes, les rats qui fonçaient sur lui, la perspective de se noyer ou de disparaître dévoré. Avec la chance de cette soirée, on lui aurait annoncé qu’il venait d’hériter d’un cor au pied, il n’en aurait même pas été surpris.

Il sentit une présence atterrir dans l’eau non loin de lui. Plein d’espoir, il essaya un instant d’écouter et de voir qui c’était mais il arrêta bien vite et se remit à essayer de nager un peu pour pouvoir éviter de boire la tasse. Il entendit des cris bizarres et comprit qu’un être, un démon sûrement, venait près de lui. Il ne chercha pas plus à savoir si c’était un démon maléfique ou non, il fit demi tour comme il le put et essaya de nager pour s’éloigner. Malheureusement, nager à contre courrant comme il le faisait sans s’en rendre compte ne le menait pas bien loin. Il sentit une secousse, le tirant en arrière. Il était agrippé par le pagne. Il se retrouva sur le ponton avant qu’il ne comprenne quelque chose. La panique l’avait submergé plus sûrement que l’eau. Quoique… L’esclave se penchait en avant et toussait pour essayer de débarrasser ses poumons de mort de l’eau qui l’aurait fait disparaître. Sa respiration se faisait par saccades, bruyante. Trop sifflante. Sorti de l’eau, il commençait à ne plus pouvoir respirer même dans l’air.

Une voix qui surgit non loin de lui le fit sursauter. Il leva la tête et aperçu cette dame qu’il avait déjà rencontré par deux fois. Il ouvrit la bouche pour répondre mais il se pencha à nouveau et toussa une fois encore. La sensation d’expulser les derniers centilitres d’eau de ses poumons était aussi dérangeante que soulageante. Toujours plié en deux, il porta la main à sa poitrine et sursauta :

« Non ! Je l’ai perdu ! »

La voix était sifflante, étouffée et presque inaudible. Il pencha la tête pour vérifier et un sourire passa sur son visage. L’inhalateur pendait toujours au bout de la corde qui était miraculeusement resté autour de son cou. Un miracle, il n’y avait rien d’autre à dire. Il s’empara de l’objet et se décida qu’il faudrait faire une offrande en remerciement au dieu qui lui avait permis ce miracle. Problème, quel était-il ? Après avoir utilisé l’objet, il se sentait mieux, un peu. Il vit à la périphérie de sa vision, l’âme qui se trouvait sur le pont. Il voyait le bout de ce tissu moderne qui constituait le bas de son pantalon. Un jean sec. Qu’est ce qu’il s’était passé ? Le froid lui arracha un frisson, il se leva, s’appuyant contre le poteau.

« Je… Qu’est ce qu’il s’est passé ? Je ne me baignais pas ! J’étais en train de pêcher tout à l’heure et, et, et ! Je suis tombé à l’eau ! Le courant m’a emporté. On est où ? Quelle heure est-il ? Où est-ce qu’on est ?!! »

L’ombre était restée accrochée au poteau, tremblant un peu, déboussolée un peu plus encore. Depuis combien de temps était-il resté dans l’eau ? Une demi heure ? Trois heures ? Cinq minutes ? En tout cas, il fallait qu’il rentre. Il le savait. Maintenant qu’il le pouvait, il ne pouvait pas attendre davantage. Quoique. Il avait essayé de faire un pas mais se ravisa. Il se mit dos au poteau et glissa au sol, fermant les yeux, décidant de se reposer un instant.
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MessageSujet: Re: Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]   Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv] Icon_minitimeSam 30 Aoû - 2:02

L’Ombre posait beaucoup trop de questions à la fois. L’Ame ne savait pas très bien comment réagir face à la ‘’surexcitation’’ qu’Ahsmay dégageait. Elle resta donc tout simplement debout à quelques mètres de lui. Remarquant qu’il était légèrement tremblant. Ses yeux effleuraient plusieurs fois son entaille, comme si la marque sur son cou ne lui suffisait pas. Histoire de cacher cette « horreur », elle portait généralement un collier. Pratique certes, en sachant que personne, jusqu’ici ne l’avait jamais remarqué. De son côté, l’Ombre commençait à devenir avec ses questions. Gabrielle se résout donc à lui répondre sur un ton de reproche :

« Calmez-vous. Nous sommes à l’embarcadère et pour l’heure. Je n’en n’ai strictement aucune idée. Sachez que la nuit risque de tomber très rapidement. »

La demoiselle quitta l’Ombre un instant, juste le temps d’aller jusqu’à l’étalon et de lui retirer la couverture sous la selle. L’animal gère content, qu’on le dénigre ainsi de son bien, recommença à frapper sur le sol. Gabrielle, pour le calmer, lui murmura les mots juste à l’oreille. Le temps commençait sérieusement à se refroidir. Et ce n’était pas bon pour une Ombre, apparemment asthmatique d’être en plus malade d’un rhume. Elle se rapprocha de lui en lui tendant la couverture. Puis, se recula à son tour pour venir s’adosser contre l’un des poteaux. Regardant de loin, les quelques rats effrayés regagner la berge. Dans l’eau, flottait le cadavre inerte de l’un d’entre eux. Tant pis, il n’avait qu’à pas sauter sur le dos de Gabrielle. Déjà que d’ordinaire, elle détestait ce genre d’animaux.

La brume toujours présente, ne laissait rien voir nettement. La jeune femme leva la tête vers le ciel. Celui-ci prit une couleur gris sombre qui n’annonçait qu’une seule chose : pluie. Et le Diable lui-même, savait à quel point Gabrielle ne supportait pas la pluie. Par pur réflexe, elle se détacha du poteau tout en tournant le dos à Ashmay et en se dirigeant vers l’étalon. Mettant pied à l’étrier, elle grimpa sur celui-ci, après l’avoir libérer. L’animal s’apprêta à repartir quand Gabrielle tira sur les rênes pour le faire tourner. Regardant Ashmay de loin toujours au sol avec la couverture pour le recouvrir. D’une voix assez claire, elle annonça :

« Ashmay, voulez-vous que je vous ramène chez vous ? »

La bête n’était visiblement pas du même avis. Tirant sur les rênes, il avança à plusieurs reprises avant que Gabrielle ne le stoppe d’un geste brusque. Une vrai tête de mule cet étalon. Assez grand -un mètre septante au garrot- et imposant pas sa forte carrure. La robe d’un noir nuit n’adoucissait pas pour autant l’aspect général de la bête. Très élégante, mais fougueuse. C’était pour l’une de ces raisons que Gabrielle aimait cet étalon.

Tout en attendant une réponse de l’Ombre, elle espérait du plus profond de son être, qu’il n’avait pas peur des chevaux noirs. Parce que venir cracher sur l’animal, c’était risquer de passer sous ses sabots. Elle lui laissait que peu de temps pour se décider. Hors de question pour elle, de se mouiller une deuxième fois pour lui. Elle s'impatienta tout comme sa monture qui sentait déjà une nouvelle présence sur son dos à des kilomètres à la ronde. Le ciel se couvrait déjà de gros nuages, rebutait de plus en plus Gabrielle. Mais laisser ce garçon n'était pas bien respectueux. Elle attendait donc que Monsieur se décide ...

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MessageSujet: Re: Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]   Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv] Icon_minitimeDim 31 Aoû - 0:26

Il avait fermé les yeux. Il devait revenir chez lui, chez son maître, maintenant. Sans plus attendre. Tout le poussait à y aller. Depuis combien de temps était-il partit ? Il l’ignorait mais il se souvenait qu’à un moment, alors qu’il luttait déjà contre le courant depuis un certain temps, il avait senti grandir en lui l’irrésistible besoin de devoir retourner à l’immeuble. Ce besoin n’avait fait que s’accentuer. Il fallait qu’il parte. Il posa sa main sur le bois humide et s’appuya dessus dans l’idée de se lever. Mais il arrêta presque immédiatement. Il était si fatigué ! Il valait mieux se reposer un instant et il retournerait plus vite ensuite. Et pourtant… Ce besoin presque vital de devoir rentrer. Ce besoin qui ne le laisserait pas en paix avant qu’il n’y soit. Les paroles de l’âme le renseignèrent un peu. Il allait bientôt faire nuit ? Il n’aimait pas cela. Non seulement cela faisait plusieurs heures qu’il était parti mais il aurait à rentrer de nuit. Non, il n’aimait pas ça. Et son maître qui devait l’attendre ! Ashmay se rendit soudain avec un sentiment de honte grandissant qu’il avait complètement oublié son maître. Il sentit un truc malodorant lui tomber dessus. Il ouvrit promptement les yeux. Une couverture… Pleine de poil mais une couverture quand même. Il leva le regard. La fille reculait. Ashmay la déplia et s’emmitoufla dedans.

« Merci, Madame. »

Il resserra la couverture contre lui. Il allait la lui rendre d’un instant à un autre. Mais une espèce de lassitude s’emparait de lui. Une lassitude qui contrebalançait depuis tout à l’heure cette nécessité de rentrer chez lui. S’assoupissant à moitié, l’esclave n’entendit pas les pas sur le ponton. Juste l’offre qu’elle lui faisait. Surpris, il se leva toujours emmailloté dans le tissu et resta quelques instants à la contempler. Bien que cette amazone ait l’air de s’impatienter, Ashmay n’en vit rien. Il s’approcha du cheval aussi prudemment qu’une souris s’approche d’un chat qui sommeille. Dès que l’animal esquissait un mouvement, il se rapetissait un peu sur lui-même. Ashmay était finalement à portée de bras et il répondit (enfin) à la cavalière :

« Je regrette Madame mais vous disiez vous-même au marais qu’il ne fallait pas que l’on vous voit avec un esclave. Je crains que votre générosité ne vous fasse oublier les convenances. Et d'ailleurs, je pourrais rentrer à pied.»

Tout en disant ces mots aussi humblement que possible, autant pour ne pas froisser la libre que pour ne pas s’attirer les foudres du cheval s’il avait parlé trop fort, Ashmay avait doucement enlevé la couverture de ses épaules et l’avait plié avant de la poser doucement sur la croupe du cheval. Un fouettement de queue le fit tressaillir. Il n’avait jamais trop aimé ni compris ces bêtes là, trop étranges et mystiques à son goût. Il recula d’un petit pas en baissant la tête. Mais à peine eut-il fini qu’il la releva et regarda l’ensemble des deux êtres. Ses paupières tombantes l’étaient encore plus qu’à l’accoutumée. Un faible sourire pincé, une tête rentrée dans des épaules et des mains qui tordaient le pagne comme s’il voulait l’essorer, comme s’il voulait les joindre en un geste de prière mais qu’il était trop timide pour cela. Puis il baissa les yeux et révéla d’une voix faible :

« Je ne connais pas l’adresse. »

Du tissu, des gouttes tombaient doucement, une à une, comme des larmes d’impuissance.
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MessageSujet: Re: Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv]   Quand Charon n’est pas là, les souris dansent. [Pv] Icon_minitimeDim 31 Aoû - 21:29

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